Ce qui s’est passé en mai

Ce qui s’est passé en mai

En mai, fais ce qu’il te plait. Ou presque. Il s’en est passé des choses durant ce mois. Pour commencer, Judith et moi sommes vaccinés. C’est sans doute la même chose en France, mais on vous racontera comment cela se passe au Canada. Nous avons récupéré la voiture, après un mois et demi de travaux dessus, et j’en suis bien content. Nous avons également commencé la décoration et l’ameublement de la chambre du bébé. En effet, on a gardé le meilleur pour la fin, nous connaissons le sexe du bébé. Afin de ne pas divulgâcher à ceux qui ne veulent pas savoir, nous utiliserons un pudique « le bébé » dans cet article, qui s’appliquera autant à lui ou elle. Nous avons également lu et regardé des tas de choses que l’on vous conseille, accrochez votre ceinture, c’est parti pour les trouvailles de mai.

On a récupéré la voiture aussi !

ÉCOUTE

Écoute comparative de « Shake it off »
C’est une chanson de l’américaine Taylor Swift, en réponse à ses détracteurs l’accusant de ne pas savoir danser. Elle propose donc une chanson et un clip relativement humoristique, où elle montre à quel point, effectivement, elle ne sait pas danser. Shake it off, pouvant se traduire par « Secoue moi ça ».
Voici donc la version originale:

On attaque tout de suite avec la seconde version. Canadienne cette fois-ci, par le groupe Walk off the Earth. Une version qui rappellera sans doute à la famille Retailleau les doux parfums de l’éveil musical, avec des mirlitons et des tubes en plastique.

Et enfin, la version française. Qu’est-ce qu’il se passe quand vous laissez des ados dans une pièce avec une batterie et des guitares ?

On vous laisse nous dire celle que vous préférez. Et vous nous remercierez plus tard pour vous avoir mis dans la tête le refrain absolument magnifique et ultra riche tant harmoniquement que rythmiquement.

FILMS, SERIES ET VIDEOS

Arctic, avec Mads Mikkelsen
Les beaux jours arrivent, la chaleur accablante également. Vous vous demandez sans doute comment vous rafraîchir. Et bien nous avons la solution: Arctic. Dans ce film, le solide Mads Mikkelsen, rescapé d’un crash d’avion en arctique. La suite ? La tentative de survie par -70°C dans la carcasse de l’avion harcelé par un ours polaire. C’est prenant, angoissant, et on se demande à chaque instant ce qu’on aurait fait à sa place.

Un homme en colère, de Guy Ritchie avec Jason Statham
Quand un anglais reprend un film français pour le compte d’un studio américain, on est en droit de s’attendre au pire. Sauf que dans ce cas, l’anglais, c’est Guy Ritchie. Un spécialiste de la mise en scène ultra-maîtrisée, où chaque coup, chaque mouvement de caméra se synchronisent avec la musique. Le rôle principal est tenu par Jason Statham, un chauve musclé qui se bat fort bien. Une plongée dans le monde des conducteurs de fourgons blindés et de vengeance (comme 99% des films dans lesquels jouent Statham). Le film tient ses promesses, l’image est travaillée au millimètre, l’histoire est prenante et les cascades impressionnantes. Un film de bourrins, filmé avec élégance, ça marche.

Source: Allociné

12 hommes en colère, avec Henry Fonda
Un classique de 1957, incontournable. 12 jurés se retrouvent enfermés dans une salle non climatisée en plein été pour décider du sort d’un jeune accusé de meurtre dont la culpabilité semble ne faire aucune doute. Aucun doute ? Pas pour un des jurés, qui se posent des questions quand les 11 autres voudraient en finir bien vite. Pourtant, un par un, ils vont changer d’avis. Un film sur les préjugés, les certitudes, où l’on se rend compte de la relativité de toute vérité. Un classique, donc mais toujours bigrement efficace, rythmé et malheureusement d’actualité. Parfois, prendre un peu de recul sur l’immédiateté peut être salvateur.

Sources: Videoty

Mare of Easttown, avec Kate Winslet
Une série pour conclure. Une série policière bien bien déprimante, mais magnifiquement interprétée par Kate Winslet. Elle y joue une flic au bout du rouleau, écrasée par la vie, il ne lui arrive rien de bien. Et quand on dit rien, c’est rien du tout. Tout se qui peut mal se passer, se passe mal. Elle est pour autant une excellente policière, et elle doit enquêter sur la disparition de trois filles mineures. Terriblement efficace et prenante, cette série est à regarder les jours de grands soleils avec le cœur plein d’optimisme.

ACTIVITÉS

On se fait vacciner
Au risque de vous surprendre, c’est extrêmement bien organisé. Il y avait bien sûr la possibilité de passer dans un vaccinodrome, en voiture ou en vélo, mais nous préférions prendre rendez-vous pour être sûr de ne pas attendre.
Sur la plateforme de réservation, le site indique quel est le lieu le plus proche dans la semaine qui vaccine avec le vaccin approprié à l’âge de la personne. Un formulaire, un clic et le tout est joué.
Nous recevons la confirmation et un rappel par texto, et il n’y a plus qu’à se rendre sur place. Un parcours est prévu pour les véhicules, le parking est réquisitionné et gratuit. À partir de ce moment, on est pris en charge directement, on scanne notre carte d’assurance santé, on confirme ne pas avoir de symptômes, on nous explique les risques et les avantages du vaccin ainsi que ses limites: ce n’est pas un remède, et il ne protège que contre les formes graves de la maladie. Ce n’est donc pas un passeport pour tousser sur tous les passants. La piqûre dure moins de 5 secondes. On reste sur place une quinzaine de minutes. Une aire est réservée pour ceux qui auraient des symptômes avec un infirmier dédié par personne. Nous n’avons pas de symptômes dans le délai imparti, hop retour à la maison. Le tout en moins de trente minutes.
Nous recevons notre preuve électronique qui sera notre futur passeport vaccinal, et notre convocation pour la seconde piqûre.
Au moment où j’écris ces lignes, 75% et plus de 65% de la population totale des adultes ont reçu leur première dose. Contrairement à la France, il a été décidé ici de privilégier les premières doses, les secondes doses seront administrées dès le mois de juin, pour une couverture de 80% de deuxième dose prévue avant la fin août.
À part des douleurs au bras, un peu de nausée et une grosse migraine, pas grand chose à noter pour moi, et Judith, aucun effet secondaire. Tant mieux !

On continue l’haptonomie et on décore la chambre
Nous vous avions laissés le mois dernier sur notre première session. Depuis, nous arrivons vraiment à faire bouger le bébé d’un côté puis l’autre du ventre. Le bébé vient se lover dans ma main comme une petite loutre et c’est assez touchant. Nous essayons de maintenir les sessions de câlins à heure régulière. Nous nous faisons d’ailleurs rappeler à l’ordre si nous tardons trop. Un petit coup de pied / genou dans le ventre vient signifier que c’est l’heure, mais dis donc …
Nous avançons aussi tranquillement dans la décoration de la chambre, des tableaux, un lit, une commode … on prépare doucement la transition de la chambre, actuellement utilisée pour le télétravail de Judith.

Montréal se déconfine progressivement
Comme nous le disions dans la partie sur le vaccin, le Canada et le Québec avancent rapidement sur la vaccination. Les mesures se relâchent donc légèrement. Pour la première fois depuis un an et deux mois, le club de hockey de Montréal a pu jouer (et gagner) devant du public.

Nous avons de nouveau le droit de recevoir du monde, dans la limite de 8 personnes, à deux mètres de distance et uniquement en extérieur. On vous avait prévenu, c’est un relâchement timide. On nous promet toutefois la fin de toutes les restrictions pour septembre, si la vaccination continue et si les variants ne viennent pas troubler la fête. En juillet, il sera possible de se retrouver en intérieur avec le masque. Nous avons bien hâte.

On construit une clôture
Parmi les choses de nouveau possible, le jardinage. Nous aidons donc un ami à installer une clôture car son enfant de deux ans partait trop souvent jouer dans le jardin du voisin. Vous vous en doutez, quand on installe une clôture de jardin au Canada, ce n’est pas deux poteaux en plastique enfoncés au marteau, merci, bon soir. Non, on parle de 12 poteaux de 3,6 mètres en bois, qu’il fallait enfoncer dans le sol à 1,2 mètres, couler du béton dans le trou pour que le poteau « ne ressorte pas de terre quand le sol va geler l’hiver ». Bref, tout cela pour vous dire qu’on a creusé des trous, et que c’était bien sympathique de revoir du monde.

On découvre le sexe du bébé
Et on ne le dira qu’à ceux qui veulent le savoir !

Xavier

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