Le récit de mes vacances en France

Le récit de mes vacances en France

Un départ riche en émotions

Ça y est, nous partons en vacances. Voilà des semaines que je me prépare, que je fais et défais mon sac à dos spécial avion. J’y ai mis mes doudous favoris, mes tétines préférées, des cailloux – on ne sait jamais – et beaucoup de crayons. Fin prête ! On m’a promis que j’allais revoir mes tantes, mon oncle, mes grand-parents, je trépigne d’impatience. Sauf que voilà. Le début des vacances signifie également que je quitte la garderie des petits. À la rentrée, fini les Chenilles, bye bye Vanary et Nadia, ciao les amis, je serai devenue une grande. Une grande qui ira dans le groupe des Oiseaux.

Je vide ma case, je fais de gros câlins aux éducatrices et je repars avec les étiquettes à mon nom. Ça fait tout vide. Les éducatrices ont les yeux rouges, elles veulent absolument me revoir. Je sais. Je fais cet effet-là à tout le monde. C’est pas de la vanité, c’est juste que je suis géniale. Bon, c’est pas tout ça, mais ne serait-il pas temps de prendre l’avion ? Même vous, vous allez en avoir marre rapidement, deux semaines de vacances à raconter, on en est qu’au deuxième paragraphe et je ne suis toujours pas dans l’avion.

Rassurez-vous, si je suis un peu lente au démarrage, c’est la même chose pour mon avion. Joe le pilote est formel, l’avion est cassé. Il faut aller en chercher un autre dans le garage. Trois heures de retard. Sérieusement, ça se voit quand même un avion dans un hangar, ça prend pas tant de temps que ça de trouver un avion ! Bref. J’ai pu voir Joe le pilote qui m’a fait coucou, donc je suis quand même contente.
(Note des parents: tous les pilotes d’avion s’appellent Joe. C’est comme ça.)

Je prends ma première douche à Aix-les-bains

Honnêtement, je pense que mon père a un problème. On a loué une voiture pour faciliter notre déplacement pendant les vacances. Il avait le choix. Que pensez-vous qu’il a pris ? Bah la même chose qu’on a à la maison. Aucune originalité. Au moins, j’ai pu rapidement la personnaliser en essuyant mes chaussures sur l’appuie-tête. C’est bien mieux comme ça. Il paraît que c’est une hybride rechargeable, je vous parie un biberon de lait pas-chaud-pas-froid qu’on va jamais la recharger. En tout cas, elle fait bien le trajet entre Lyon et Aix-les-bains.

Le temps qu’on arrive, il y a déjà plein de monde dans la maison de Mamie Aurore. Je fais la connaissance de Marine, son conjoint Benjamin et leur chien Nola (qui doit pas être loin du demi ours niveau envergure). Il y a les tantines Jeanne et Alix (prononcez Alisk), il y a Mamie Aurore et Rémi. Il y a Pierre et Agathe. Enfin, il y a surtout Agathe. Pierre, je ne lui parle pas trop. Il fait du bon jus de pomme et on rigole bien avec lui, mais juste pour l’embêter, je vais le snober pendant toutes les vacances. On va voir qui craque en premier.

Je prends ma douche, car paraît-il, je sens des pieds. Je vis en Crocs ou pieds nus, c’est sûr que cela vient avec quelques aléas. Apparemment, j’ai l’option parfum « Reblochon fermier de 10 ans d’âge ». Rapidement, la maison si bien rangée devient un champ de mines, avec des jouets et des crayons partout.

Chut, c’est un secret

Voici le temps de notre première activité de vacances. On part visiter les Jardins Secrets. Honnêtement, j’ai pas compris le concept. Si c’est secret, pourquoi tout le monde sait où c’est ? Encore un mystère sans doute. Toujours est-il que c’est beau, il y a beaucoup de fontaines, des fleurs de toutes les couleurs et des sculptures rigolotes un peu partout. Avec Jeanne, on a regardé dans tous les jardins pour trouver une bêtise à faire. Comme on a pas trouvé quelque chose de grandiose, on a décidé de s’apprendre à bouder. Est-ce que le padawan dépassera le maître ?

Un autre jour, on a retrouvé Papi Patrick. Il nous a emmené tout en haut de la montagne pour manger du fromage. Il y avait plein de variations de plats, fromage fondu dans une casserole, fromage fondu sur des pâtes, fromage fondu sur des patates … Je ne suis pas certaine, mais je crois bien qu’il faut aimer le fromage ici. Ma mère, qui a toujours un goût exquis, a commandé une assiette de tartiflette. Excellent choix, je vais lui voler.

Papi Patrick avait plus d’un tour dans son sac. Une fois qu’on s’était bien explosé le bide au lait fermenté des alpages, il nous a proposé d’aller faire du trampoline en altitude. Oui, on est allé digérer en sautant entre les arbres sur un filet géant. Au début, je n’étais pas confiante dans l’idée. Puis j’ai vu la piscine à boules. Un éclair de lumière est apparu dans le ciel, joie, émerveillement, bonté divine. J’ai pris la main de Patrick et let’s go baby, on a sauté comme des fous.

Trouver chaussure à son pied

Mamie Aurore a plus d’un tour dans son sac. Elle connaît tous les bons coins pour trouver des trésors. On a trouvé des merveilles, comme ce dinosaure qui mange le doigt si on appuie sur la mauvaise dent. Ou cette mini valise rose qui … ah, on me glisse à l’oreille que la mini valise rose va rester dans le magasin. MAIS, j’ai réussi à garder le pistolet qui fait des bulles. C’est Pierre qui me l’a offert. Je crois qu’il essaie de m’acheter. Ça marche, mais je vais quand même continuer de l’embêter.

Ensuite, Mamie Aurore m’a emmené acheter des chaussures. J’ai pas tout de suite compris parce qu’elles sont très bien mes Crocs. Oui, c’est interdit à la garderie parce qu’on glisse tout le temps, mais c’est ça qui fait partie du plaisir. Voir les gros nazes se vautrer pendant que moi, je file à toute vitesse avec mes Crocs blanches décorées avec des fleurs et des coccinelles. Pourtant, on me trouve des chaussures respirantes magnifiques. Je crois qu’on veut me faire passer un message. Je pue des pieds, c’est ça ? (note des parents: oui, elle refoule des panards).

J’ai presque failli tout casser en me réveillant de ma sieste. On a essayé de me faire boire du jus de pommes en brique. Un Paquito. Hérésie ! Maintenant que j’ai goûté au nectar du Verger d’Agathe, no way que je revienne à ce pipi de chat industriel. Mon palais exige le meilleur. Heureusement que Pierre est venu avec un camion plein de bouteilles. Je vais peut-être arrêter de le bouder. Peut-être, j’ai dis, faut pas pousser non plus.

Enfin, le soleil s’apprête à saluer la foule et céder sa place à la lune. Ils n’avaient pas rendez-vous, le chansonnier racontait des salades. Par contre, c’était un moment parfait pour s’installer sur la plage de Brison, avec la dent du chat et le lac du Bourget en fond. On va pas se mentir, c’est beau. Un pique-nique avec Papi Patrick et un bain dans le lac, c’est la dolce vita ou la Söta liv comme on dit en Volvo.

Voir le soleil se lever (non, on ne parle pas de moi)

Quand je repense qu’on m’a reproché de ne pas faire mes nuits. Ce couillon de Papa a mis le réveil à 4h30 du matin. Yo, fallait le dire qu’on repartait sur des petites nuits ! Bref, heureusement, j’ai le sommeil lourd et je suis allée squatter le lit avec ma Maman. Elle vous l’a sans doute dit, mais dormir dans le même lit que moi relève du sport de combat. Il paraîtrait que j’ai une tendance à tourner et m’essuyer les talons sur les côtes ou l’arcade sourcilière de mes co-lit-cataires. Encore une fois, médisances et colportages de rumeurs.

Pendant ce temps, mon père est parti marcher dans les bois pour prendre une photo. Non, non, cherchez pas, y a rien à comprendre. Il faut juste lui dire Wow quand il vous montre la photo du lever de soleil, et il est content.

Combattre le Père Fouettard avec Papi Patrick

Pour cette dernière aventure en Savoie, on est parti en gang. Deux voitures, chargées au maximum, 131 km/h sur l’autoroute, des vrais trublions de la route, en mode go-fast. Dans la voiture de tête, Papi Patrick, Sandrine, Lisa, Anaïs et Juliette veulent nous faire une surprise. On part au village du Père Noël à Andilly. Oui, c’est possible en Août de voir Casse-Noisette et le Père Fouettard. C’est le refroidissement climatique: faisez vos recherches, c’est un complot, nous sachons.

Le parc est incroyable, j’ai vu un chameau, un âne, des chèvres, on a fait la course avec des brouettes et on a fait une bataille de moutons. Si vous ne comprenez pas, c’est normal, on était dans un pays magique. On a marché à nouveau dans les arbres, je crois que Papi Patrick aime bien prendre de la hauteur des fois. J’ai vu un spectacle de magie, j’ai pas tout compris, mais le gars qui sort des choses de son chapeau, j’ai bien aimé. Il y avait un autre spectacle avec des oiseaux qui volent au-dessus de nos têtes. Ma maman n’a pas aimé, mais c’était rigolo.

Le Père Fouettard a fait des blagues à Papi Patrick, mais moi, je ne voulais pas qu’il me regarde. Alors quand il a essayé, je lui ai crié un « NOOOOOOOON » en lui faisant les gros yeux. Il a pas fait son malin longtemps. Je pense que j’ai sauvé le village du Père Noël.

Traverser la France

C’est long. Il n’y a pas mille manières pour le dire mais Aix-Les-Bains – Monteaux, c’est long. Heureusement, on a fait une pause à Clermont-Ferrand. Enfin, Clermont … vous commencez à connaître mes parents. On s’est arrêté sur l’aire des Volcans d’Auvergne. Il y a une petite butte qui permet de voir des volcans éteins comme sur l’étiquette des Volvic. C’est pas ça qui va me bouleverser.

Par contre, le voyage en valait la chandelle. En me réveillant de ma sieste de fin de voyage … Attendez. Il faut que je vous parle de cette technique de torture mentale. Mes parents essaient de m’endormir pendant tout le trajet, soit disant que ça va faire passer le temps plus vite. Évidemment, je refuse, et quand on en est à 10 minutes de l’arrivée, après avoir gueulé pendant 2h, et bien je m’endors. C’est exactement ce que j’ai fait en approchant de Monteaux. Après avoir attendu un gros 20 minutes sur le stationnement, j’ouvre les yeux et je retrouve MAMOUNETTE ET PAPOUNET ! On se débarrasse vite de la voiture et on part cueillir des pommes (si vous ne l’avez pas deviné, j’aime les pommes, comme disait Jacques).

Surtout, dans la pièce magique, je trouve un cor. Je pose mes lèvres sur l’embouchure, Mamounette m’explique et pouf ! Magie ! Je suis capable de jouer comme l’orchestre de l’Opéra. Véridique, demandez à Papounet, c’est lui qui a dû gérer les demandes de recrutement des plus grands orchestres pendant toutes les vacances. Ensuite, Isabelle est arrivée. C’est une des soeurs de Mamounette. Je commence un peu à m’emmêler avec qui est qui par rapport à qui, mais on rigole bien et elle fait super bien la gentille sorcière.

C’est la fête

On m’avait annoncé une grosse fête pour Mamounette qui passe bientôt une dizaine. Je m’attendais donc à voir du monde. Et bien je n’ai pas été déçue: on est allé chercher Maud, Cricri et Bruno à la gare, pendant que Nathalie, Jeannette, Claire et Marie-Christine sont arrivées d’Angers. Il va falloir que je prenne des notes pour me souvenir. D’ailleurs, j’ai passé toute la fête à confirmer les prénoms. Les plus observateurs ont noté qu’on était pas mal plus de filles que de garçons. On va leur montrer qui sont les patronnes.

On s’attable, ça parle dans tous les sens, ça rigole, ça mange et moi je suis contente. Il y a toujours une paire de bras pour m’aider, une paire d’oreilles pour m’écouter. Je peux raconter toutes mes aventures. J’espère que vous n’avez pas trop écouté pendant le repas, parce que sinon, je n’aurai plus grand chose à vous dire ici. Les plats défilent, il y a de tout, mais je dois dire que la terrine de saumon de Marie-Christine reste mon souvenir marquant.

La suite de la fête a continué à l’étage, dans la grande salle avec tous les instruments. On a écouté émus ou en riant les poèmes de Nathalie, j’ai découvert la viole de gambe d’Isabelle, l’accordéon de Claire, la trompette de Mamounette, le violon de tonton Bruno. Mon père n’a pas pu se retenir de gâcher la jolie voix de ma maman avec son piano, mais que voulez-vous, il voulait jouer. Papounet et Mamounette ont joué un morceau écrit par Papounet et on a vu un joli diaporama avec des photos qui m’ont aidé à réviser les prénoms. Mais le grand moment, c’est quand j’ai pu danser avec Cricri. Les gens ont applaudi et Mamounette avait l’air contente. En tout cas, je ne m’ennuie pas dans une famille de musiciens.

La fille des bois découvre les jardins et les châteaux

Bon, c’était peut-être un peu présomptueux. J’ai voulu faire une ballade dans les jardins de Chaumont, après toutes ces émotions. Ça n’a pas loupé, je me suis endormie et j’ai loupé pas mal de la visite. Il paraît que c’était beau, je vais devoir croire mes parents sur parole. D’après eux, il y avait des compositions végétales, des jeux avec l’eau, les minéraux, avec de la laine, avec la lumière et le bois.

J’ai quand même décidé d’ouvrir les yeux, car tonton Bruno m’avait promis qu’on allait voir un château. On a vu un gros château, j’étais très contente de faire la visite mais je ne comprenais pas trop pourquoi je n’avais pas le droit de sauter sur les lits ou de m’assoir sur les fauteuils. Mes parents n’arrêtent pas de dire que je suis leur princesse. Princesse, château, ça me paraît logique que je puisse faire ce que je veux non ?

Un truc qui m’a intrigué c’était cette étrange personne, toute en fer, qui ne bougeait pas. Sa tête était un casque, ses mains des gants et tout le reste ressemblait à un assemblage d’assiettes et de bols en fer. Il avait une épée. J’ai découvert plus tard à quoi ça servait. À l’aéroport, il y avait une dame qui faisait de l’escrime avec une épée. Il paraît qu’elle avait gagné des médailles dans un colloque sportif mondial que Papounet ne veut pas qu’on nomme. Elle a mis un masque et hop, bim, bam, boom, avec son épée, elle touchait les gens. Bref, apparemment, une épée, ça sert à se foutre sur la gueule quand on n’arrive pas à utiliser des mots. Et l’armure sert à ne pas se prendre l’épée dans des parties sensibles à la découpe.

On a essayé de faire une chasse aux trésors dans Amboise aussi, mais tonton Bruno n’a jamais réussi à trouver la maison des Pages. Après, est-ce qu’on a vraiment besoin d’un trésor alors que je suis moi-même déjà un trésor à moi toute seule !

Sébastien Loeb, mais sur trottinette

Mamounette dispose d’un engin redoutable (quand elle prend la clé pour l’allumer). Une trottinette électrique qui va très vite, très vite. Au début, je n’étais pas très rassurée. Je préférais les épaules de mon père. Petite aparté, je suis sûre que ça lui plait de me porter. Il est toujours à dire qu’il est là pour me supporter. Bah prouve-lu, premier degré, supporte moi sur tes épaules. Toujours est-il que je ne voulais pas tenter l’expérience de la trottinette V8 bi-turbo des enfers. Évidemment, mon père n’a pas pu s’empêcher de faire son malin et a testé l’engin. Bêtement, je me suis laissée avoir et j’ai voulu en faire. Mais seulement avec Mamounette qui est plus douce que l’autre bourrin. Maintenant, je ne veux plus faire de la trottinette où on pousse avec ses pieds, c’est beaucoup mieux avec un moteur. Je suis certaine que ça aurait beaucoup de succès en ville, les gens écoutent tellement bien les consignes comme moi. Faudrait en parler aux maires de Paris et Montréal.

Ensuite, on est allé visiter un musée de châteaux. Ils ont mis tous les châteaux dans un musée. Alors, évidemment, ils sont en taille réduite, mais là encore, je n’ai pas compris pourquoi je ne pouvais pas toucher à tout et attraper les chevaliers et les personnages pour jouer avec. Ça devient récurrent ça, de ne pas pouvoir toucher à tout … Heureusement, il y avait des manèges et des Lego géants. On est allé dans la boutique du musée après. Mes grand-parents avaient oublié ce que c’était d’aller dans un magasin avec un enfant. Je voulais tout attraper, tout prendre. Surtout les peluches les plus horribles, les jouets les plus infâmes. Finalement, on a trouvé un terrain d’entente sur des figurines de chevaliers. Mon père a promis de me construire un château pour que je puisse jouer avec les figurines. C’est noté. J’ai une excellente mémoire, je lui rappellerai son engagement en temps voulu.

Être organisé pour jouer de l’orgue

Depuis que je sais qu’on va en France, il y a une chose que je voulais faire. Voir mon Papounet jouer de l’orgue. L’autre jour, quand je suis rentrée dans la maison des cloches à côté de chez moi, j’ai vu ce gros instrument qui jouait très fort, très fort. Alors quand on m’a expliqué que Papounet, il jouait sur un orgue encore plus gros et qu’il pouvait déboucher les tympans des gens, je voulais voir ça. Surtout que c’est un instrument qui utilise les mains et les pieds. J’adore le concept.

Malheureusement, entre mes envies de dodo impromptues et les horaires étranges de la maison des cloches d’Amboise, on a eu du mal à mettre tout ça en place. Finalement, on a décidé de virer un dude qui jouait comme un manche avec des moufles, et Papounet m’a fait la démonstration. J’ai même eu le droit d’appuyer sur le clavier. C’est pas facile, mais c’était rigolo. Je ne suis pas sûre de me souvenir de toutes les registrations et quand tourner les pages, mais je pense que dans quelques centimètres de jambes de plus, je vais pouvoir tenter l’expérience complète !

On est allé voir un étrange château. Un château sur l’eau. Les gens sont étranges, ils n’arrivaient pas à décider entre faire un pont et faire un château, alors ils ont fait un château-pont. On a vu des jolies cuisines, des jolies chambres, un joli jardin, mais je ne comprends vraiment pas pourquoi il y a tant de monde dans mon château. Un autre truc étrange, c’est que les gens de l’époque ont construit des grands châteaux, mais à l’intérieur, ils ont monté des toutes petites portes. Ça ne passe pas avec moi sur les épaules de mon papa. Nul. Il y avait une grande allée avec des arbres immenses qui nous protégeaient du soleil. C’est le moment où j’ai décidé de m’endormir, il faisait trop chaud.

Enfin, on est allé se rafraîchir à la plage de Montrichard. Il y a toujours un débat si on prononce le T ou pas. En tout cas, j’ai pu barboter, juger les autres enfants qui faisaient des bêtises et manger une crème glacée au chocolat. Mon père s’est retrouvé bloqué sur un pont sur le chemin du retour, parce qu’un semi-remorque et une moissonneuse-batteuse avaient décidé que c’était une bonne idée de se croiser sur un petit pont. On aurait pas été bloqué si on avait pris la trottinette de Mamounette … Just sayin’

La propreté, c’est pour les grands

Pour ma dernière journée avec Papounet et Mamounette, on a fait la cuisine. J’ai bien aidé Mamounette à faire un gâteau. J’étais en charge de mettre la farine et vérifier si les poires étaient bonnes. Mamounette m’a fait remarquer que la vérification devait quand même laisser une ou deux poires atteindre le moule du gâteau, donc je n’ai pas pu tout manger. J’ai pu montrer à tout le monde que les épines, ça pique. J’ai aussi demandé à Papounet de me raconter toutes les histoires de tous les livres possibles. Dès qu’il tournait la tête, je trouvais toujours quelque chose à lui demander. Un vinyle de chansons d’enfant, jouer aux petites voitures, faire des bêtises … Il a vraiment cru qu’il allait s’en sortir comme ça ?

La grande nouveauté de Monteaux, c’est que maintenant, je n’ai plus besoin de couches ! Je suis une grande maintenant. Mes parents sont tellement enthousiastes qu’ils ont même oublié de me mettre une couche la nuit. Et bien, devinez quoi ? Je ne suis pas si grande que ça. Dans les toilettes, j’ai mis un protocole en place, et j’ai dû hurler sur mon père qui ne l’avait pas respecté. Mamounette lui a expliqué les consignes, alors j’espère qu’il a bien compris pour la prochaine fois.

Entre la musique, les histoires et le jardin, je n’ai pas vu le temps passer. C’est quand même bien d’avoir un public en permanence !

Et c’est qui le Lyon maintenant ?

Comme toutes les bonnes choses ont une faim, euh une fin, il faut se préparer à quitter le pays de la bonne bouffe. On va retraverser la France dans l’autre sens. Comme c’est une longue route, on va s’arrêter à Chateauroux. Apparemment, je vais retrouver Pierre et Jean-François à la Guillotine, la ferme familiale. Je suis tellement excitée que je dois faire attention de ne pas perdre la tête. Mince, j’ai le même humour que mon père. On visite toutes les machines, une moissonneuse-batteuse (c’est grand), un gros tracteur (c’est grand) et un petit tracteur pour ramasser les pommes. J’ai évidemment choisi le petit tracteur au grand dam de mon père. Finalement, je crois que je l’aime bien, Pierre. Jean-François nous a présenté son petit chien Venise qui m’a un peu lécher les pieds. C’est ça avec Venise, on a les pieds mouillés rapidement.

Ensuite, on a retrouvé mes arrière-grand-parents Roselyne et Alain. Ils sont arrivés avec une magnifique auto jaune. C’est quand même autre chose que l’espèce de truc gris dans lequel on est arrivé. Au début, je n’étais pas la personne la plus aimable du monde au restaurant, mais finalement, avec Sylvie, j’ai appris à pêcher les petits poissons rouges. Alain a sorti tous les vélos et un mini-tracteur dans son jardin, c’était tellement bien. J’en ai profité pour dire à mes parents que je voulais tout pareil chez moi, un mini-tracteur, deux vélos et une balançoire. Roselyne m’a donné une bouteille géniale pour boire de l’eau comme une grande et un T-shirt de berrichonne convaincue. C’était vraiment bien, je n’avais vraiment pas hâte de remonter dans la voiture.

Pourtant, il fallait une dernière étape, direction Lyon chez Tata Alisk. La route était vraiment longue et on était tous un peu triste que les vacances s’arrêtent. Heureusement, Alix avait prévu un bon repas et un lit douillet. J’ai quasiment pas dormi, mais j’ai beaucoup rigolé à faire l’équerre dans le lit, exiger d’avoir mes parents avec moi et leur monter dessus pendant la nuit.

C’est le moment de rentrer

Au final,j’ai rencontré 27 personnes de la famille (par ordre d’apparition: Mamie Aurore, Alix, Jeanne, Agathe, Pierre, Rémi, Marine, Benjamin, Papi Patrick, Sandrine, Juliette, Anaïs, Lisa, Papounet, Mamounette, Isabelle, Tonton Bruno, Maud, Cricri, Jeannette, Claire, Marie-Christine, Nathalie, Jean-François, Alain, Roselyne, Sylvie), deux chiens (Nola et Venise) et je ne compte plus les bibittes, les chèvres, les vaches et les chevaux !

Ce n’est vraiment pas facile de dire au revoir à tout ce monde, après tant de bons moments partagés. Je me suis bien appliquée à apprendre tous les prénoms et essayer de comprendre qui était le père de qui … On ne va pas se mentir, j’ai pas tout saisi. C’est difficile de partir, mais cela veut dire qu’on a passé de superbes vacances, alors, finalement, ce n’est pas si mal d’être un peu triste.

Évidemment, l’avion était en retard, un petit rab’ de vacances finalement. Je pense que je suis prête pour ma rentrée officielle chez les Oiseaux, mon nouveau groupe dans la garderie des grands.

Adèle Jardat Matry

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