Je retourne faire du camping

Je retourne faire du camping

Bon. Apparemment, mes parents n’ont plus d’idées. Ils me font refaire les mêmes activités. La monotonie me guette, c’est triste. Donc, c’est parti, je retourne ENCOOOOOOORE faire du camping. Cette fois-ci, il y a toutefois quelques petites nuances: j’y vais seulement avec mon père. La mama, elle reste se reposer peinarde à la maison. Comment ça, peinarde sans moi ? Mais je ne vous permets pas. On n’a pas gardé les ours ensemble que je sache. Il n’y aura donc que moi et mon père, et comme je peux lui faire faire tout ce que je veux, laissez moi vous dire que je compte bien en profiter. Pourtant, je devrai me méfier, il n’arrête pas de dire: « et il y aura une surprise ». Méfiance. Les surprises, c’est toujours louche.

Nous sommes la veille du départ. Le salon est rempli de trucs étranges. On a essayé de monter la tente et gonfler le matelas pour être certain que tout fonctionne. C’était particulièrement drôle de voir la tête de mon père qui essayait de gonfler pendant que je sautais comme une malade sur le matelas. Il trouvait ça tordant. J’aimais tellement tester la tente qu’il a fallu m’en sortir de force pour la replier. Mon père se vante toujours d’avoir un grand coffre. S’il était si grand que ça, on aurait pas besoin de replier la tente. J’en conclu donc qu’en fait, on a une toute petite voiture. C’est marrant quand même, on est que deux, et on emporte quand même beaucoup de choses. Entre la glacière, la tente, les vêtements et les chaises, on a l’impression qu’on part pour la semaine.

Ça y est, c’est le grand jour. Il a plu toute la semaine, donc ça devrait être un vrai plaisir de faire du camping. En plus, 30°C humide, c’est le combo parfait pour avoir des moustiques. Il organise vachement bien les choses, mon père quand même. Il continue de me parler de la surprise. Là, je ne m’inquiète plus, je panique carrément. On décolle en douceur de la maison, je snobe magnifiquement ma mère, parce que faudrait pas qu’elle s’imagine que je l’aime trop, et on est parti. Et on s’arrête rapidement. Mais. Mais. Mais. Je reconnais. On est chez mon ami Arthur ! Trop bien, c’est lui la surprise ! On installe son siège à côté du mien et on ajoute à tout notre bazar toutes ses affaires. Il vient avec son papa aussi. On va bien s’amuser.

En parlant de bien s’amuser. Savez-vous au bout de combien de chansons on peut avoir des acouphènes quand ce sont deux enfants qui chantent à l’arrière ? Bravo ! Dès la première. Quelle chance qu’il reste 1h30 de route ! D’ailleurs, Arthur a plein de bonnes idées. Il veut de la musique Cowboy. Aucune idée de ce que c’est mais j’en réclame. J’explique aussi à Arthur toutes les choses que j’ai faites ce matin. Il me dit qu’il a fait pareil, on argumente, on s’engueule, mais on s’aime bien quand même.

Adèle Jardat Matry

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