Mon premier Noël

Mon premier Noël

Nous travaillons à une solution pour vous partager une belle sélection de photos des aventures d’Adèle, tout en préservant son image numérique le plus possible. Il n’y a donc toujours pas de photo dans cet article, mais promis, elles arrivent !

Les parents digitalement soucieux

Et me revoilà. Je culpabilisais un peu de vous avoir laissé sur ce suspense digne d’une série Netflix. Il paraît que vous voulez connaître la suite de mes aventures. Accrochez-vous bien les amis, parce que je vais vous parler de mon premier Noël, qui a nécessité pas moins de sept lieux pour que l’Univers vienne à moi, admirer les deux parpaings qui me servent de pied et les deux sequoias qu’on appelle cuisse. Si, si, des sequoias. Je suis plus solide que 97% des filles françaises de mon âge, à ce niveau, c’est du sequoia. Mais je m’égare, et je vous vois déjà craindre que j’arrête le récit en plein milieu d’un repas et qu’il vous faille encore attendre des jours avant d’avoir la fin.

Tout a commencé à Clamart, sympathique petite bourgade des Hauts-de-Seine, avec un joli bois. J’ai pu rencontrer Ghislaine, qui a fait le voyage de Fontainebleau, la grande classe. On a regardé les poissons ensemble, une dame avec du goût, on s’est bien amusé. Ensuite c’était session musique avec mes grandes tantes Isabelle et Cricri. On a chanté, on a dansé le tango, on m’a même hypnotisé avec les mains. Je vous jure, je pensais que j’étais au-dessus de ça, mais les doigts se sont agités doucement, avec une douce mélodie et … je me rappelle plus la fin j’ai roupillé sec. Les adultes ont l’air de bien m’aimer, ou alors ils sont contents de venir manger à Clamart. L’un ou l’autre. En tout cas, ce Noël s’annonce fort bien, cadeaux et câlins, c’est la recette du bonheur. Ça et les biberons. Par contre, pour ce qui est des dodos, hahahahahaha, laissez-moi rire. Réveil toutes les heures. Ne me remercier pas, faudrait savoir, vous voulez me voir ou pas ?

Il faut aussi que je vous parle de mon oncle, Bruno. Il me fait rire. Il a une obsession pour mes joues, il veut toujours les bisouiller (terme technique). Il les prend en photo aussi, bon, il fait ce qu’il veut, hein. Je ne sais pas pourquoi, personne ne veut prendre ma coiffure en iroquois en photo. En tout cas, je l’aime bien, il a une belle voix grave, et c’est rigolo de se balader dans ses bras.

J’ai fait un saut à Paris aussi, mais sans trottinette électrique, c’est pas aussi drôle. J’ai vu des amis de Judith et je me suis enrhumée. J’ai fait cavalé mon paternel dans les pharmacies pour me trouver du doliprane adapté. Il s’en est bien tiré, le bougre. C’était aussi l’occasion de prendre le temps de saluer mes arrières grands-parents, pendant que mon grand-père jouait de l’orgue. C’était émouvant, j’aurai bien aimé leur montrer comment je régurgite bien sur les pulls tout propre. J’ai pu au moins constaté que j’aimais bien l’orgue. C’est gros, c’est fort, comme moi.

Le temps file, et il fallait aller à Châteauroux, sympathique grosse bourgade du centre de la France. J’y ai rencontré une tonne de monde. Là, mes aïeux, je vais pas vous mentir c’était du sport. On a fait le voyage avec ma tante Alix. Elle est super grande ! J’espère que je serai aussi grande et que j’aurai la même crinière. C’est mal barré vu ma capillaire créativité mais on ne sait jamais. Mon père m’a refourgué à l’arrière d’une Suzuki. UNE SUZUKI !! Depuis le début, on me fait défiler en BMW, en Volvo, et là, déchéance, une Suzuki. Heureusement, j’ai bien rigolé avec ma tata, je lui ai bavé dessus. Je ne suis pas une ingrate non plus.

Vous savez quoi, une tata peut en cacher une autre. On venait à peine d’arriver que, boum, je découvre Jeanne. Elle était pas prête pour autant de mignonitude (terme technique). Je lui sors le grand jeu dès le début. Oui, vous avez bien deviné. Changement de couche pleine d’entrée de jeu. C’est tout un art à ce niveau de synchronisation. Elle nous accueille chez elle, je vais essayer de ne pas trop pleurer. Par contre, dormir, c’est toujours pas au programme. Il y a tellement de choses à voir !

Le lendemain, c’était réveillon. Comme je ne tenais pas plus que ça à dormir, j’ai suivi mes tatas et les deux zombies qui me servent de parents pour une soirée chez Roseline et Alain, mes arrières grands parents. Je suis leur sixième arrière petite fille, alors inutile de vous dire qu’ils savent y faire. Poussette pour se faire bercer, biberon, câlins, j’étais choyée. Mon plus grand regret ? Ne pas avoir réussi à mettre la main sur la galette de pomme de terre. Je vous jure, je l’aurai un jour, je l’aurai. J’ai tenu toute la soirée, ou presque. Je dois reconnaître que j’ai finalement fermé une demie paupière en revenant.

Et ce n’était pas fini, loin de là ! On est allé en centre-ville de Châteauroux rencontrer les Dudefant. C’était pas triste. Pierre, Jean-François, Jean-Baptiste, Pierre-Marie et Agathe. La totale. J’ai un peu squatté la chambre d’Agathe, on a joué ensemble, et puis une espèce de montagne de poils m’a foutu une de ces frousses. Je leur ai pété les tympans en guise de représailles. J’espère que je pourrai faire un tour de tracteur avec eux un de ces quatre. Ou apprendre à chasser l’ours. Ça se mange ça, l’ours ?

J’ai également rencontré ma grand-mère Aurore. Elle n’était pas prête non plus. Séquence émotion avec ma maman. Elle a été vachement sympa avec moi, elle s’est occupée de moi dans mes instants les moins drôles, en me réconfortant, en me câlinant. Elle a le même super pouvoir que mon papa. Dans ses bras, je m’endors. Bon, il faut qu’elle me chante des comptines pendant des heures, mais je vous promets que j’ai dormi au moins 5 minutes !

Et hop, voyage à bord de l’USS Chouquettinette hybride japonais, direction Monteaux, sympathique petite bourgade de la Touraine. Là bas, y a autant de châteaux que de neige à Montréal. J’y ai rencontré Jeannette, Claire et Marie-Christine. J’avais la pression car Claire est une professeure en maternelle, et je ne sais toujours pas attraper une balle ou réciter l’alphabet en rotant. Elles sont venues d’Angers tout spécialement pour me rencontrer ! J’ai hâte d’aller abattre des murs avec elles, me régaler dès que je lâche mes biberons et écouter la fameuse histoire de la grenouille à large bouche. ET FAIRE DU KAYAK EN BRETAGNE (Papa, lâche le clavier, c’est moi qui raconte). À Monteaux, j’ai aussi rencontré Gaëtan et ses enfants, un ami de mon Papa. Peut-être que je pourrai les recevoir au Canada bientôt ? ET FAIRE DU KAYAK SUR UN LAC (Papa, qu’est-ce que j’ai dit à propos du clavier ? Si tu recommences, je te vomis dessus).

Vous n’allez pas le croire, mais je me sens une petite envie de dodo. Je vais faire une petite pause ici, et je vous retrouve pour vous parler d’Aix-Les-Bains, d’une dent de chat et de mon grand-père Patrick. Pour vous donner encore plus envie de lire la suite, c’est là-bas que j’apprends à me rouler sur le côté.

Oui, je sais, c’est impressionnant.

Adèle Jardat Matry

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