Un Noël au Québec

Un Noël au Québec

Vous avez été très nombreux et très fidèles à suivre notre calendrier de l’avent. On se dit alors que nos bêtises vous amusent sans doute encore un peu ! Cette semaine, c’était pour nous l’occasion de se ressourcer lors de vraies vacances. Les ordinateurs du travail sont restés à Montréal, nous avons chargé la voiture avec tous les colis et les cadeaux (et des vivres pour tenir un an) et sommes partis vers la ville de Québec. Nous nous arrêterons juste avant, dans le village de Portneuf, au bord du fleuve St-Laurent.

Le fleuve se rétrécie ici, pour ne faire « que » deux kilomètres de large. Une bonne moitié est prise dans les glaces. Au coucher du soleil, la neige et les plaques de verglas qui affleurent prennent une couleur dorée, contrastant avec les tons de blanc et de bleu de l’hiver québécois. Le thermomètre s’amuse avec nos nerfs: +10°C le jour de Noël, et -12°C le lendemain sous une tempête de neige. Il faut toujours avoir le bon pull et le bon nombre de couches de manteaux pour être prêts.

Le chalet que nous avons loué pour la semaine est immense et dispose d’une grande pièce entièrement vitrée et orientée vers le fleuve. On y regarde la course du soleil bas d’hiver, les énormes porte-conteneurs, la neige recouvrant les roches et la terrasse. On en profite également pour faire du feu, Judith étant passée maîtresse dans l’allumage des poêles à bois. L’odeur des bûches de sapin, le bruit du feu qui crépite, la tasse de thé / chocolat chaud / café (en fonction de l’heure de la journée), le fauteuil très moche qui s’incline et dont il est impossible de sortir et enfin, la couverture sur les jambes: l’activité physique à son maximum.

Nous en profitons pour lire les livres offerts et pour jouer aux jeux reçus en cadeau. C’est aussi le moment de faire de la cuisine: nous tentons nos recettes de gyozas maison: c’est bon mais on les fait toujours un peu épais. Aussi, nous innovons en remplaçant la farine par de la banane dans les brownies. C’est bon, mais ça plâtre sacrément le ventre.

On vous rassure, nous avons tout de même chaussé nos plus belles bottes d’hiver pour parcourir les sentiers (vides) de randonnée.

Le barrage de Saint Alban

À Noël, il a beaucoup plu. Environ 10 centimètres de précipitation en 36 heures. Les rivières sont donc particulièrement hautes. Quelle bonne idée donc d’aller voir un barrage qui sert de régulation du niveau d’eau à ce moment là ! Évidemment, toutes les vannes étaient ouvertes pour laisser l’eau s’écouler vers le St-Laurent au plus rapide. C’est dans un fracas assourdissant que débute la randonnée.

Par exemple, c’était à moins de 5 km de là où on est en vacances … Sources: Radio Canada

Le changement brutal de température a littéralement gelé les pins sur place, la glace recouvrant totalement les épines. Des blocs de glaces se fracassaient sur les roches, charriés par la rivière déchaînée. Bon, Judith n’aimant pas trop marcher sur la glace et m’étant pété la tronche l’année passée sur cette même surface, nous rebroussons chemin.

Dire que la précédente randonnée s’était également retrouvée raccourcie car nous avions traversé la fine couche de glace pour se retrouver les deux pieds dans l’eau… Le premier qui dit que c’est parce qu’on mange trop de bacon avec notre poutine … aurait sans doute raison. En tout état de cause, les chaussures étaient trempées, comme les chaussettes et par -12°C, on a pas fait les fiers, on est rentré se mettre au chaud rapidement.

Pour le moment, les vacances nature et sport sont plutôt mal parties.

On fait un tour par Montauban

La blague ne durera qu’un temps, nous parlons bien de Notre-Dame-de-Montauban. Il y a actuellement 20°C d’écart entre Montauban en France et celle du Québec. On vous laisse le soin de deviner laquelle est sous la neige. Ces chutes sont relativement connues car se sont celles qui ornaient les premiers billets de 5$. Judith a cru pendant longtemps qu’il fallait qu’on paie 5$ car elle voyait partout des panneaux Chutes 5 piastres … Cette fois-ci, nous sommes prêts. Chaussures de rechange, casse-croûte, des pull supplémentaires: tout est prêt. Bon d’accord. J’ai oublié les crampons à Montréal. Cela arrive aux meilleurs. Du coup, les sentiers couverts de glace à quelques mètres d’une chute d’eau et d’une rivière en crue n’ont pas été très faciles.

Pour autant, n’écoutant que son courage et son sens alpin, Judith ouvrait la voie (la voix aussi ?) et nous grimpions à flanc de montagne pour voir la chute. Belle chute ! Mais il faut faire demi-tour assez tôt, la nuit tombant à 16h15, il ne faut pas se laisser prendre. Cela nous permet de rentrer juste à temps pour voir les derniers rayons effleurer le St-Laurent depuis notre chalet.

On annonce de nouvelles chutes de neige pour le retour vers Montréal, notre premier Noël canadien tient toutes ses promesses ! Nous avons bien hâte de vous retrouver en 2021, nous vous faisons des bises et nous vous souhaitons un très beau réveillon !

Les exploits en vidéo

Note: il y a BEAUCOUP d’eau dans cette vidéo, n’hésitez pas à passer à la salle de bain avant. Ou d’emmener l’article aux toilettes pour vous inspirer…

Xavier

Related Posts

Le récit de mes vacances en France

Le récit de mes vacances en France

Je retourne faire du camping

Je retourne faire du camping

Je cherche (déjà) mon futur métier

Je cherche (déjà) mon futur métier

Je pars faire du camping

Je pars faire du camping

No Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.