Camper au Parc d’Oka

Camper au Parc d’Oka

C’était une semaine attendue avec impatience. Judith obtenait ses premières vacances depuis Noël. Nous avons donc prévu un petit parcours, au Québec, pour respecter les règles de la Santé Publique. Quoi de mieux donc que de dormir en plein air ? Nous chargeons les vélos et la tente dans le coffre de la voiture et partons pour une petite heure de route vers le parc d’Oka.

Un petit parc et une grande plage

Le parc d’Oka est sans doute l’un des plus petits parcs nationaux. Pour autant, il attire les montréalais car il dispose d’une grande plage de sable au bord du Lac des Deux-Montagnes. Le lac est alimenté par la rivières des Outaouais (qui va à Ottawa) et le Saint-Laurent. La plage est bien remplie, mais, étrangement, tout le monde respecte le deux mètres de distance, même dans l’eau. On devine le bout de l’île de Montréal au fond. Pour autant, il est vraiment dépaysant de se retrouver au bord de l’eau en maillot de bain, au milieu des pins et des érables.

Une fois à notre emplacement, on installe la tente. Tout notre matériel est frappé de la marque Décathlon, cocorico. Nous avons un matelas gonflable, et nous avons l’impression de tricher un peu. Un rapide coup d’œil aux énormes caravanes et RV aux alentours dissipent rapidement nos remords. L’emplacement est même très bien équipé, on y trouve l’eau courante et l’électricité, et ce, au milieu des bois.

La nuit commence à tomber rapidement. On s’affaire autour du foyer, on froisse le papier journal, on ramasse de l’écorce et au bout de quelques tentatives, le feu prend et on peut y ajouter quelques buches. La fierté d’avoir lancé un feu et de l’entretenir nous occupe, trop peut-être, car nous ne sentons pas venir la menace silencieuse. Insidieuse. Volante. Les moustiques. Bilan de la soirée: dix piqûres sur le pied gauche et quinze sur le droit. Ça gratte. Judith aussi est touchée. Nous abandonnons et sonnons la retraite sous la tente.

L’Abbaye et son fromage

On vous en avait déjà parlé dans un vieil article, la région d’Oka a vécu des moments compliqués dans les années 1990. Des tensions très fortes entre les populations autochtones et l’armée canadienne avaient provoquées une vive émotion dont les effets sont toujours prégnants.

Un militaire faisant face à un Warrior Mohawk

Oka est également connu pour son Abbaye et son fromage, une pâte cuite pas mauvaise, notamment dans sa déclinaison fumée. On profite donc du fait que tous les Québécois se ruent sur la plage pour manger et boire. Y a pas de mal à se faire du bien. Bon, on a aussi fait du vélo, mais ce n’était pas brillant, alors on va dire qu’on en a pas fait.

Dans la région se trouve également une chocolaterie, à nouveau l’occasion de faire du vélo de manger. Nous nous attarderons surtout sur les bleuets frais enrobés de chocolat.

Quelques gouttes commencent à tomber, puis cela devient carrément le déluge, on ne voit plus les bandes continues sur la route. Il est temps de rejoindre notre prochaine destination de vacances: Mansonville et Potton.

Xavier

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