De la neige !
S’il y a bien quelque chose dont on ne manque pas en hiver au Canada, c’est bien la neige. Les Québécois ont beau se moquer des Parisiens qui se retrouvent bloqués par un ou deux centimètres de flocons, la gestion de la neige est toutefois un sacré morceau. Nous venons d’assister à ce qui est sans doute notre plus grosse tempête, 40 centimètres en une nuit. Du coup, cela nous a donné l’idée de vous présenter la vie et l’organisation sous la neige.

De la gestion au quotidien
Vous le savez sans doute, on aime la neige. Et me concernant, j’aime aussi pelleter la neige. Sans doute le côté nécessaire, mais combat déjà perdu. À peine avoir terminé de nettoyer l’escalier que les flocons les recouvrent d’un manteau blanc. Le résultat est cependant très satisfaisant, lorsque les congères pour aller chez soit dépassent le mètre de neige tassée.

Le défi consiste surtout à bien gérer les différences de températures. Une température au dessus de zéro signifie fonte, et donc glace lorsque cela retombera sous zéro pendant la nuit. Pour le moment, la neige se solidifie, il fait -24°C, elle se pellete très facilement. Parmis les petits soucis du quotidien, il faut compter aussi les poubelles recouvertes de neige et qui ne seront pas ramassées.
Cependant, le défi majeur est de sortir sa voiture des congères de plus d’un mètre. Là rien à faire à part y passer le temps nécessaire. Il est également interdit de rouler avec de la neige sur le véhicule, sous peine d’amende. Elle pourrait tomber avec la vitesse et causer des accidents. On nettoie donc le plus gros à la balayette et on met le dégivrage à fond.
Ensuite vient le gros du travail. Frayer un chemin à Billy dans les congères. Une pelle et environ 30 minutes de plaisir. La fonctionalité 4×4 aide beaucoup, il y a juste à casser les plus gros morceaux, le moteur fera le reste. Par contre, oublier d’enlever le frein à main (et oui) aide beaucoup moins.
Autre petite subtilité découverte: avoir des grosses roues avec des jolies jantes, c’est bien pour le style, mais pas du tout pour la neige. Des morceaux avaient gelés sur mes roues, modifiant donc la répartition du poids sur les roues, entrainant des vibrations infâmes à haute vitesse. Judith n’a pas apprécié.



Du déneigeage professionnel
La neige ne tombe pas que sur les escaliers, elle tombe aussi sur la route et les trottoirs. Sur l’autoroute, d’énormes « racleuses » (nos chasses-neiges) se relaient toutes les 15 minutes, roulant à 90 km/h. Elles ont une remorque d’épandage de sel. Inutile de dire que c’est très efficace.
En ville, c’est une autre histoire, surtout qu’il y a les voitures stationnées et les piétons. Pour vous donner une idée, la ville de Montréal se prépare à déclencher une opération de chargement de la neige, la cinquième depuis le début de l’hiver, avec 2200 véhicules et 3000 employés. Étant donné la quantité de neige tombée, les coûts de l’opération devraient s’élever entre 30 et 40 millions$ pour la ville, sur un budget total de 177 millions$ pour l’année. (Source: La Presse)
Le processus est simple et bien aidé par la technologie. On reçoit, via une application de la ville, une alerte sur notre smartphone nous prévenant de l’opération de ramassage. Il faut déplacer la voiture dans les temps. À l’heure dite, on entend le camion de la police avec sa sirène, indiquant qu’il faut vite enlever sa voiture sous peine de se la faire enlever manu militari. Ensuite, des niveleuses raclent la neige. Elles forment des congères taille Canada. Des camions vides se positionnent le long pendant qu’un tracteur broie puis éjecte la neige dans le camion, comme le ferait une moissonneuse-batteuse avec le blé. Encore une fois, c’est rudement efficace. On en oublierai presque le petit tracteur qui fait la finition.
Bref, vous l’avez deviné, au Canada, on ne rigole pas avec la neige !



beau, mais glaglou … trop froid rien que de voir toute cette neige !
Et les bonhommes e neige on en fait quoi ?
Ils dorment dans l’hôtel de glace ?