Patins à glace et autres mésaventures
Nous avons préparer les fêtes au Canada avec nos amis en organisant un repas bien franco-suisse: du fromage fondu, des patates et de la charcuterie, entre d’autres termes, une bonne raclette. Il faut faire avec les moyens du bord, le fromage sera fondu sur une plaque dans le four. On retrouve du monde rencontré au lycée, en école d’ingénieur, à Sciences Po ou à Montréal.
On arrose le tout de vin blanc et de bières et on quitte la table comme il se doit à 17 heures. La ville organise une marche aux lanternes. Des groupes de musique traditionnelle rythment le cortège, des chorales entonnent les grands classiques de Noël. Le ton de la fête monte d’un cran lorsque nous arrivons au Parc Lafontaine d’où est tiré un feu d’artifice. C’est la première fois qu’on assiste à un feu d’artifice tiré aussi proche de la foule. Vraiment proche, les étincelles redescendant sur la glace. Une autre idée de la sécurité.
Pour se remettre de ces émotions, on se retrouve dans un bar autour d’une bière.
Le patin à glace, ça glisse
Après une belle soirée, l’un d’entre nous a une brillante idée. Et si on essayait le patin à glace ? Devant tant d’enthousiasme, on chausse les patins et nous commençons les premiers tours de patinoires. Il s’agit du Lac aux Castors, au sommet du Mont Royal, pris par le froid et aménagé pour l’hiver en piste pour patineurs amateurs.
Bon, clairement Judith est faite pour la glisse. Elle arrive même à faire de jolis cercles sur ses patins. De mon côté, on est plus sur une approche prudente, genoux pliés, centre de gravité (les fesses, quoi) proche du sol et des petits pas. Puis la confiance m’envahit. Les poussées se font plus franches, les bras s’écartent du corps. On reste loin du hockeyeur ou du champion olympique, mais ça avance. Et là, c’est l’excès de confiance, le surplus de bière de la veille aussi, même si je reste persuadé que c’est de la faute des patins qui n’étaient pas bons. Boom, la chute, tête la première, c’est plus drôle. Paupière ouverte, sang, urgences, tête secouée et deux semaines de repos forcé. Le patin ça glisse. Un peu trop.
Et pas de bière pour se remettre des émotions.
De retour en France
La préparation des fêtes au Canada étant terminée, il est temps d’aller retrouver le climat tempéré de la France (nous sommes passés d’un ressenti -30°C à 11°C à Roissy). Notre avion a été retardé d’une heure pour une raison toute canadienne, la compagnie aérienne avait oublié de mettre le chauffage dans l’avion et il faisait -20°C, température jugée trop fraîche pour faire embarquer le monde.
« Les Français jugeront », « Écoutez, Monsieur Philippe, moi je connais les Français », « Les Français ne sont pas dupes Monsieur Martinez » … Haaaaaaaa, la France ! Sa chaleur syndicale, sa bonne humeur ! Cela ne nous empêchera pas de retrouver la famille et les amis pour passer de bonnes fêtes. On a hâte de vous retrouver.
Et on boira du champagne, pour se remettre des émotions !

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