Randonnée dans les Adirondacks
Le mois de septembre touche tranquillement à sa fin, et avec lui l’été cède sa place à l’automne et ses légendaires couleurs qui font la réputation du Canada. Cette année, nous aurons un vrai été indien ! La météo annonce un 27°C. Le gouvernement du Québec a même publié une carte des couleurs des arbres pour savoir dans quel parc admirer les rouges, oranges et jaunes chatoyants.
J’en ai donc profité pour retrouver un collègue et ami, direction le nord de l’État de New York dans les Adirondacks. Réveil matin à 3h45 pour être en bas de la montagne à 6h00. Le programme est intense, nous prévoyons de faire deux sommets, avec 1200 mètres de dénivelé positif. Chaussez vos plus beaux souliers, on vous emmène sur le Pic Pyramids et le Mont Gothics.

Rejoindre les montagnes
Le sac préparé la veille attend tranquillement dans le salon. Le réveil sonne tôt dans la nuit, Judith retourne se coucher. Je retrouve Sacha, direction les États-Unis. Malgré notre arrivée matinale, le stationnement est déjà plein. Les randonneurs voulant faire plusieurs sommets sont déjà partis depuis quelques heures. À 6h30, nous sommes prêts pour le départ à la lumière des lampes frontales. Il faut signer un registre en inscrivant son objectif et son heure de départ. C’est parti pour l’ascension, déjà le soleil se lève et en quelques minutes, le jour se fait.


Le chemin d’approche est large et longe rivière, golf et quelques habitations. La lumière du matin révèle progressivement les couleurs des arbres, c’est superbe, notamment lors que l’on approche d’un lac. Plus tôt dans la semaine, Judith et moi avions essayé un cours de sport avec un entraîneur et je suis encore courbaturé. La montée va se fera avec quelques crampes.

Une ascension sportive et intense
À un moment, il faut bien se rendre à l’évidence, la randonnée ressemblera plus à de l’escalade par moment qu’une simple marche dans les bois. Les arbres denses fournissent des racines bien utiles pour trouver un appuis, une prise. Parfois, la roche lisse ne laisse d’autre choix que de se mettre à quatre pattes.


De temps à autres, le feuillage s’éclaircit et laisse apercevoir la vallée. Le spectacle redonne du baume au cœur, et l’ascension reprend de plus belle. Les gourdes d’eau se vident rapidement, le sac se fait plus léger. La végétation se fait moins haute et on peut enfin voir notre objectif, le pic Pyramid.


La récompense
Il est 10h30, voilà quatre heures que nous avons quitté la voiture. Nous arrivons enfin au sommet. L’occasion de prendre un encas et de terminer les premières gourdes. Une fois là haut, l’immensité du paysage, vierge de présence humaine se découvre à nous. Les mots nous manquent.





Nous redescendons rapidement et croisons de grands malades qui font le trajet en courant et sautant d’une roche à l’autre. Un peu fourbu, nous rentrons à Montréal, mais les Adirondacks nous offre une dernière petite surprise: une cascade dissimulée parmi les érables. Nous reprenons la route contents.

Paysages magnifiques! Dommage que la grimpette soit si difficile!
ça donne envie d’y grimper : vues et narrations, sans compter les dénivelés que j’aime toujours dans les randonnées car ils conduisent le plus souvent à de magnifiques panoramas.
Merci de partager vos périples Nature avec les tristes parisiens dans leur environnement de plus en plus pollué.
Bisous à vous deux de la Cricri qui avait besoin de rêver ce soir après une rude journée de reprise.
grandiose !