Shawinigan et la Mauricie
Tout ou presque a fondu en centre ville. Le thermomètre s’affole et s’autorise même des températures positives. Pourtant, après un rapide « ride » en voiture, nous voilà en Mauricie, non loin de la ville de Shawinigan. Ici, les noms de villes rappellent l’arrivée des colons français: St Mathieu, St Tite, St Paulin, St Étienne … Ici, la neige est toujours bien présente. Et ici, on peut encore faire de la motoneige sur les lacs.

Le chalet pour la fin de semaine, y a que ça de vrai





L’expérience Cabane à sucre en Mauricie
De la mi-mars à la mi-avril, c’est le temps des cabanes à sucre. Les températures deviennent positives durant la journée et restent négatives la nuit. Cela permet à la sève de l’érable de couler. Ainsi, en plantant un chalumeau dans le tronc, un arbre peut produire entre 5 et 35 litres d’eau d’érable.
Ensuite, il faut porter la sève à ébullition pour évaporer le surplus d’eau et garder 66% de sucre: c’est le sirop d’érable. On peut chauffer un peu plus et c’est le beurre d’érable. Encore un peu, et on obtient les bonbons. Le Québec reste le champion incontestable du produit avec pas moins de 72% de la production mondiale issue de la Belle Province.
La méthode n’a que peu changé depuis que les Autochtones ont découvert les propriétés nutritives et médicales du sirop d’érable. Le principe reste le même. Un trou de deux centimètres, de l’eau d’érable portée à ébullition, et c’est tout.
La cabane à sucre c’est aussi l’occasion de manger des plats traditionnels autour de grandes tables et de musique folklorique. Avant toute chose, il faut aimer le porc, le sucre, le gras et l’accordéon. Le premier plat est une soupe avec des chips de bacon. Ensuite, on enchaîne avec une omelette au lard, arrosée de sirop d’érable. Elle est accompagnée de fèves (au lard) et de patates sautées. Bien sûr, on oubliera pas le pâté à la viande, le jambon fumé à l’érable et les betteraves au vinaigre d’érable. Enfin, on termine par de la pâte à crêpe plongée dans l’huile et une sucette de sirop d’érable.
Comme vous vous en doutez, tout cela est servi à volonté. Et on a beaucoup de volonté en Mauricie.
Un passage de dizaine dans la semaine
Les festivités ont commencé par des fleurs, reçues à l’heure exacte de la naissance. L’avantage du décalage horaire: avoir trente ans en France et toujours vingt-neuf au Canada.
Judith m’avait prévenu. Il me fallait être à 16h dans le Vieux Port. Aucun autre indice. Mes collègues et moi nous perdions en conjectures plus ou moins farfelues. Puis l’heure est arrivée, un dernier appel avec les parents et le programme bien huilé était près à se dérouler. Judith m’emmène d’une ruelle à l’autre puis pénètre rapidement dans un très bel immeuble.

On descend. Massage et spa et suite avec vue sur le port dans un palace de Montréal. Je n’ai plus qu’à me laisser guider. Judith a pensé à tout, même à prendre costume et chemise pour le lendemain matin. La chambre est superbe et la vue est vraiment incroyable. Le repas m’a permis de goûter la viande de bœuf vieilli 45 jours ainsi qu’un très bon cocktail. Un cadeau qui donne des goûts de luxe.
Le soir en rentrant à la maison, un gros colis de France m’attendait. Remplis de toutes les attentions de la famille, des photos, des dessins, des livres et partitions … Des souvenirs, des émotions. Un énorme merci à tous. Il me reste encore beaucoup à découvrir, mais le tableau de mon arrière-grand-père trône dans le salon.

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