Se déplacer sur les lacs gelés

Se déplacer sur les lacs gelés

C’est sans doute les deux activités hivernales les plus typiques du Québec. Nous n’avions d’autre choix que de tenter l’expérience. Le meilleur moyen de se déplacer sur des lacs glacés est donc de glisser. Et nous avons glissé ! À nouveau, nous avons délaissé l’urbanisme montréalais pour la nature des Laurentides. Nous nous sommes donc initiés à la conduite des motoneiges et aux chiens de traîneau. Sortez les écharpes et les bonnets, préparez-vous à être décoiffés.

En images et en son

Sous le soleil, sur les lacs en motoneige

Finalement, c’est très simple une motoneige. Une chenille, un moteur deux-temps, un réservoir et c’est tout. Il s’agit donc d’un engin léger et surpuissant qui peut atteindre les 180 km/h. Judith n’est pas tout à fait à l’aise avec la machine pendant les premiers virages. Rapidement, elle dompte le Skidoo et se faufile entre les arbres, le dos droit, toujours digne sur son siège.

De mon côté, je m’amuse pas mal à tenter des dérapages sur le lac, à soulever de la neige. Du coup, ce qui devait arriver, arriva et je me suis planté dans un gros tas de neige au ralenti. Plus sérieusement, une fois accepté le bruit agaçant du moteur, c’est extrêmement grisant. On peut aller partout dans la neige, sur les lacs glacés ou bien dans les bois.

On apprend les essences d’arbres utiles pour se soigner en cas de blessure, on observe des barrages de castors pris dans la glace. Au delà de l’aventure motorisée, notre guide prend à cœur de nous présenter la région. C’est un authentique coureur des bois, avec une grosse barbe et une ceinture faite de laisses de chien. Sous le soleil du début de printemps, on accélère une dernière fois parmi les pins.

Sous la neige, sur les lacs en traîneau

Le contraste est saisissant. La veille, le soleil brillait et la neige fondait. Maintenant, la neige tombe en flocons épais sur le sol. Avant les activités du matin, on reçoit un appel de la famille, il est tombé 10 centimètres pendant la nuit. Nous avons dormi dans un tipi en bois, recouvert sous un impressionnant tapis neigeux. Du coup, nous n’avons pas vraiment entendu les chiens réclamer à manger le matin. Les toilettes étaient situées à 15 mètres du logement, on prévoit son coup et on évite de boire trop d’eau.

Après une brève formation sur le maniement du traîneau venait le temps de la simulation. Chacun à tour de rôle, nous prenons la place des chiens pour comprendre les virages et la gestion de la vitesse. Puis, on nous attribue l’équipage. Merlin, Grésille et Gandalf pour Judith. Rufus, Malice et Goliath pour moi. Concert d’aboiements avant le départ, tout le monde est prêt pour l’aventure. Si les chiens sont très motivés pour courir sur les surfaces planes, il en est tout autrement dès que le relief se fait plus dur. On doit descendre du traîneau et courir derrière. Nous parcourons toutefois un bon 10 kilomètres en deux heures dans la poudreuse et la tempête de neige.

L’expérience est vraiment extraordinaire et on a très envie de repartir avec un chien. Cependant, sans jardin, en ville, il y a fort à parier qu’un gros chien loup s’ennuie beaucoup. On se retient donc devant ces boules de poils et de muscles qui adorent les câlins.

Revenir dans la tempête sur la route

Le vent s’est levé. Comme nous somme loin des villes, les racleuses (déneigeuses) ne passent pas aussi souvent. Aussi, la route ressemble de plus en plus à une piste de Skidoo. Heureusement, nous avons encore une fois une voiture totalement démesurée, très lourde, qui accroche bien. C’est le temps de mettre en pratique les cours de conduite sur glace !

Déjà la première erreur arrive. J’ai bien pensé à enlever la neige du toit et du capot, mais j’ai oublié de retirer la glace des essuie-glaces. Ils n’essuient plus grand chose. En mettant le dégivrage au maximum, on arrive toutefois à nettoyer le pare-brise. Le premier virage bien négocié amène la confiance. Enfin on croise la racleuse qui projette toute la neige sur les congères. Il paraît qu’on est en mars et que le printemps arrive.

On roule lentement, en se rapprochant de Montréal, la température monte de 7 degrés et la neige laisse place à une pluie fine. Les lacs ne sont pas si loin, on y retournera très vite.

Xavier

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