Onze Jours – Lea Carpenter

Onze Jours – Lea Carpenter

Sara attend des nouvelles de son fils unique, Jason, disparu depuis 9 jours dans ce qui devait être sa dernière mission en tant que SEAL.

Pendant cette attente, Sara se plonge dans ses souvenirs et ses échanges de courriels avec Jason, poète destiné à entrer à Harvard, devenu soldat après le choc du 11-septembre.
Sara se souvient de Jason comme du petit garçon fasciné par les cuillères, qu’elle a choisi d’élever loin des armes et de l’intelligentsia de Washington. Loin de l’univers du père de Jason, au passé trouble dans la CIA, loin des ses parrains hauts-placés dans l’administration.

On suit également le parcours de Jason, sa difficile formation chez les SEAL, son ascension au sein du prestigieux corps d’armée, ses questionnements sur son métier et son avenir, son rapport à son père, décédé alors qu’il était enfant.

La plongée dans l’univers des SEAL est passionnante, on découvre avec Sara et Jason les codes de ce cercle très fermé, les différentes étapes de la formation des SEAL, les liens indéfectibles qui s’y créent et la violence à laquelle chaque mission les confronte.

La relation de Sara et Jason est à la fois touchante et déchirante. Ils se vouent un amour et une admiration inconditionnels. Mais ils s’éloignent aussi. Jason ne raconte plus que partiellement son quotidien devenu brutal et dangereux. Sara ne pose plus de questions et se rend compte que Jason a bien changé, qu’il n’est plus le petit garçon aux cuillères.

Si le récit nous tient en haleine (est-ce que l’on va enfin finir par savoir ce qu’il est arrivé à Jason?!), il est parfois alourdi par des dialogues peu crédibles et pas toujours très fluides.
Le personnage de Sara est peu attachant, sa réaction assez passive face à la situation et son obsession pour le père de Jason (qui l’a quitté il y a plus de 20 ans et avait surtout l’air pénible) y sont certainement pour beaucoup.

Enfin, même si la fin, retranscrivant les pensées de Jason avant sa disparition est absolument saisissante, on n’échappe pas à de très gros clichés assez décevants pour cette histoire pourtant bouleversante.

Photo de Joshua Hoehne sur Unsplash

Judith

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