Neige et dérapages contrôlés

Neige et dérapages contrôlés

Nous attendions cette fin de semaine avec impatience ! La neige est tombée en très grande quantité et le thermomètre s’est enfin décidé à dépasser les -20°C. Nous avons loué un gros 4×4 et sommes partis vers les montagnes de Tremblant.

Neige et nuit sur la route

Les services de voirie québécois sont très efficaces pour déneiger. L’autoroute est totalement dégagée et malgré le traffic des départs en week-end, la route est facile le vendredi soir. Le GPS nous amène au cœur de la forêt, il faut tourner à gauche. Un coup d’œil rapide, pas de route. Puis, un autre coup d’œil plus long et, entre deux congères, un espace de neige tassé se dessine. Nous engageons donc le véhicule sur le chemin, les roues patinent un peu mais nous atteignons le chalet.

Heureusement, la météo ne prévoit pas de nouvelles chutes de neige, nous pourrons ressortir sans problème. Autour de nous, il y a un peu moins d’un mètre de neige. Au bout du chemin, une rivière coule sous la glace et la neige et affleure de temps en temps à l’air libre. C’est beau, c’est paisible. Un bon livre, un feu de bois et la fin de semaine peut commencer.

Stalactites au petit matin …

Dérapages sur piste glacée

Mes collègues français m’avaient offert un cours de pilotage de voiture de course dans la neige. Ainsi, au volant d’une Subaru très musclée, j’allais apprendre à conduire sur la glace et la neige, à déraper de manière contrôlée et éviter de finir dans la poudreuse. Après une session théorique posant les fondamentaux de la conduite rapide dans les conditions hivernales, il était temps de passer à la pratique.

Premièrement, il faut dompter les chevaux sous le capot. On passe la première puis on accélère régulièrement. On relâche la pédale pour transférer le poids sur l’avant du véhicule. Ensuite, on engage les roues avant dans le virage et la dynamique fait le reste, l’arrière du véhicule part doucement en dérapage.

Deuxièmement, je dois apprendre à lire le terrain. Les gros tas de neige aident à freiner si je prends le virage trop vite, les plaques de verglas aident à perdre de l’adhérence. Contrairement à l’idée reçue, le dérapage est une bonne chose car il permet de prendre la courbe sans perdre trop de vitesse. Tout est dans le contrôle de la trajectoire et des gaz. Si on freine trop, les roues arrières passent devant et c’est le tête à queue (survirage). Si on ne freine pas, on continue tout droit dans la poudreuse (sous-virage).

De l’entraînement au rally

Après quelques essais, les réflexes viennent de plus en plus naturellement. On atteint les 100 km/h, on freine dans le virage. On dérape et on ré-accélère en sortie de virage. Facile. Et c’est exactement au moment de la prise de confiance que je plante la voiture dans la neige au ralenti. Je mets donc les essuie-glaces en position maximum, ravale ma fierté et repars sur le circuit.

La session se termine par un tour de piste en tant que copilote. Le pilote n’est autre que le champion canadien de rally. Il va vite. Très vite. Trop vite. Après quelques accélérations furieuses et des virages qui secouent la tête dans tous les sens, il ralentit devant le stand. Sourire crispé, transpiration, rire forcé, c’est fini, je suis prêt à sortir de la machine à laver. Mais non, gros coup d’accélérateur pour un dérapage final. Quand le maître rappelle à l’élève ce qu’il reste à apprendre.

C’est le temps de reprendre le 4×4 de location. Certainement pas de folie sur la neige avec ce véhicule et surtout: pas de dérapage ! La session fut intense, impressionnante mais riche d’enseignement.

Le monstre après quelques tours de piste. La neige sur le pare-choc provient du tas de poudreuse qui se trouvait malencontreusement sur ma trajectoire.

Retrouver les amis

Durant le week-end, nous avons eu la joie d’accueillir des amis au chalet. Ils avaient apporté moult mets français: foie gras, rillettes et cognac. Ainsi, les retrouvailles furent festives ! Avec eux, nous sommes partis en randonnée malgré les quelques flocons qui tombaient. Le principal problème était qu’ils tombaient depuis un bon moment et que la voiture était recouverte de dix beaux centimètres. Enfin, après quelques minutes armé d’une raclette de compétition, nous pouvions rejoindre les sentiers.

Nous avions déjà arpenté les sentiers de la forêt Ouareau durant l’automne. Maintenant, le paysage est couvert d’un épais manteau neigeux. La forêt prend des airs de décors pour le Père-Noël: des pins aux branches alourdies par la neige et des rayons rasants de fin de journée. Le froid est vivifiant mais après quelques côtes et grâce à un bon équipement, il est très agréable de randonner.

Malheureusement, le dimanche touche à sa fin et il faut rentrer en ville. On s’arrête à Tim Horton (un ancien joueur de Hockey qui a lancé sa franchise de restauration rapide) pour un café. Et déjà, Montréal se dessine dans le soleil de fin de journée. Finalement, nous avons hâte de repartir dans la nature !

Un homme heureux

En vidéo, c’est bien aussi

Xavier

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1 Comment

  1. Je comprends que c’est une autre vie et que le retour en France sera difficile … c’est certain que le dérapage contrôlé rue Galilée, c’est moins fun !
    Bises à tous les deux et encore bravo pour ce nouveau film et les textes

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