Petit manuel à l’usage des lanceurs de haches
Le mois de novembre reste un mois assez frais. C’est bien toujours l’automne, mais les jours sont de plus en plus courts et le risque de se retrouver devant un ours de mauvais poil devient une réalité. Et oui, car le métro génère des vibrations qui empêchent une hibernation sereine. Méfiance donc, car un ours mal léché est vraiment dangereux. En même temps, qui a essayé de lécher un ours ? Alors, en bons canadiens, nous souhaitions utiliser un outil du quotidien, la hache. Rien de tel pour se fendre la poire, me direz-vous, et vous auriez bien raison ! Ainsi, avec un collègue, nous avons remonter nos manches de chemises en tartan rouge et avons répondu à l’appel. Lancez vous (des haches).
Technique pour planter une hache dans une cible
Avant de s’adonner aux joies du maniement d’objets contondants, il est de mise de rappeler quelques éléments de sécurité. Afin d’éviter l’explosion de cage thoracique, on pensera bien à s’éloigner du lanceur, notamment en évitant de se trouver sur la trajectoire menant ledit objet dans la cible. Le risque étant de se retrouver soi-même dans la position de la cible, et la médecine est claire là-dessus: une hache dans les poumons n’a jamais fait du bien.
Ensuite, il s’agit de bien lever l’objet au-dessus de l’épaule ou de la tête. On garde le bras bien tendu. C’est bien le bras qui catapultera la hache et non le poignet. En gardant la main bien ferme, on évite ainsi un trop grand nombre de rotations. La hache doit ainsi effectuer un tour complet sur elle-même avant que la lame vienne chatouiller la cible. On pensera bien évidemment à saisir le projectile par le manche et pas par la lame. Une petite anecdote tendrait à faire le lien avec l’expression « s’y prendre comme un manche » étant donné que tous ceux qui s’y prenait comme des lames n’ont pas survécu pour pouvoir témoigner.
Enfin, et c’est le moment critique, il suffit d’abaisser le bras sans oublier de lâcher la hache sous peine d’être haché menu. Il existe des méthodes bien moins douloureuses pour maigrir, comme par exemple tailler le bout de gras. Un dernier conseil, après votre lancer et avant d’aller récupérer votre tomahawk, toujours vérifier que personne ne souhaite à son tour faire usage de la cible.
Finalement, faut-il lancer ou garder la hache ?
Nous avons eu la chance de tester plusieurs modèles. De la plus petite à la plus grande qui nécessite une manipulation à deux mains, la famille des haches saura s’adapter à tous les goûts. Le modèle dit « Viking » est un peu plus complexe à manier, car il ne peut se planter correctement que sur la partie haute de la lame. Il est rare d’avoir le temps d’un second lancer. Surtout, c’est particulièrement encombrant de se balader avec une dizaine de haches.
Au final, deux écoles s’affrontent, les avis sont tranchés. D’un côté, Judith, qui préfère la taille moyenne, manipulable à une main. De l’autre côté, Xavier, toujours aussi délicat, qui préfère le plus gros modèle, qu’on maîtrise mieux car plus lourd. Il faudra prévoir quelques lancers avant de totalement maîtriser la technique. Ensuite, il faudra apprendre à viser, ce qui est une autre histoire. En gros, on est content quand elle se plante dans le bois, c’est déjà pas si mal. Le modèle lourd avait cet avantage, pour peu qu’on y aille un peu fort, ça rentrait à chaque fois.

En conclusion, lancer une hache est un moyen sûr pour arrêter un ours immobile à trois mètres. Mais n’est-il pas déjà trop tard lorsqu’il est à trois mètres ? Et comment faire pour lui demander d’arrêter de bouger le temps qu’on vise ? Surtout, que faire pour les autres menaces: loups, pumas ou autre ? Ainsi, nous recommandons définitivement de garder les haches pour couper du bois. D’ailleurs, j’y vais de ce pas, il fait une température ressentie de -21°C dehors. Il en falloir des acres de bois pour avoir chaud !

Note de l’auteur: je pense avoir fait le tour des jeux de mots possibles. N’hésitez pas à ajouter ceux qui manqueraient en commentaires. Hache Tag, réseau sociaux.
Tu est vHache avec les ours ! En tous cas, hache aque fois qu’on lit ton blog, on découvre de nouvelles choses.
Tu t’es équipé après la séance sinon ? Tu es passé à l’Hache at ?
Moi, avant l’ours, je pense qu’il y a l’élève : ça court moins vite, et si on le rate c’est moins dangereux … j’essaie ce soir !
S’il fait bien froid je tente le Hachetchoum !
Bisous
M d’A