Les Îles Boucherville en vélo
Nous avons récemment fait l’acquisition de deux vélos de route. Des vélos de champions, avec les roues fines et des fourches en carbone pour la légèreté. La température est enfin descendue en dessous de 40 degrés. Nous pouvons donc aller tester nos bolides sur l’une des nombreuses pistes cyclables de Montréal. Direction les Îles Boucherville, à 20 kilomètres du centre-ville.
Sur la route
L’avantage de Montréal, c’est qu’il y a de la place. Du coup, nous pouvons faire les 12 kilomètres entre Montréal et les îles en toute sécurité sur une piste cyclable protégée. En revanche, le bitume avait subi les affres du gel de l’hiver précédent. Inutile de préciser que l’alliance des bosses et de la selle très fine des vélos de route ne fut pas un délice pour l’arrière train. La piste commence dans une longue bande de verdure et d’arbres qui longe la rue Notre-Dame. La végétation cède ensuite la place à l’environnement industriel du port de Montréal.
Nous arrivons rapidement au bateau qui va nous faire traverser le Saint Laurent pour rejoindre les îles. La navigation fluviale est à l’image de Montréal: cosmopolite. Les énormes porte-containers partagent l’espace avec des navires de plaisance ou des jet-skis. Le Saint-Laurent permet en effet à Toronto, Montréal et Québec de recevoir et partager des marchandises avec l’Atlantique. Nous profitons des canapés installés sur le toit du bateau pour prendre le soleil. Oui, il y a des canapés sur le toit. Rapidement, les îles se rapprochent. On débarque les vélos et nous voilà dans le parc national.
Sur les Îles Boucherville
Historiquement, les îles étaient des terres agricoles très fertiles, habitées depuis au moins 400 avant JC. Elles se situes en face de la ville de Boucherville, dont le nom vient de Pierre Boucher, un canadien très actif autour des années 1660. Dans la seconde moitié du XXe siècle, des opérations immobilières menaçaient les îles. Le gouvernement du Québec les a donc rachetées et a fondé le parc national en 1984. Depuis, c’est un vrai refuge pour plus de 450 espèces de végétaux et 240 espèces d’oiseaux à quelques kilomètres de la ville de Montréal.
Le parc est assez petit comparé aux autres que nous commençons à bien connaître. Une vingtaine de kilomètres de piste gravillonnée couvre le tour des trois îles. Il reste quelques exploitations agricoles ainsi qu’un golf, mais l’essentiel du parc est constitué de bras de fleuve et de sous-bois. Le paysage rappelle la campagne française, on s’y trouve comme à la maison.
Encore une fois, ce parc nous transporte en pleine nature en quelques minutes. Nous avons délaissé le port et sa zone industrielle pour nous retrouver dans les bois à vélo. Nous profitons des dernières chaleurs de l’été car nous sentons le vent qui apporte l’automne. Et qui dit fin de l’été, dit couleur chatoyante dans les arbres dans quelques semaines …
Montréal à vélo, c’est beau
Avant que le thermomètre nous annonce des températures de congélateur enrhumé, nous avons plusieurs idées de sortie que nous espérons pouvoir vous partager prochainement.
En tête de liste se trouve une randonnée facile le long du canal Lachine et des rapides de Lachine sur le Saint-Laurent. On y traverse le passé industriel de Montréal en site totalement protégé, le long de l’eau. Belles vues en perspective.
Notre second projet, plus ambitieux est de partir de l’autre côté, sur la Rive Sud. Pour cela, nous utiliserons la Voie Maritime, un pont entièrement réservé aux vélos sur le Saint-Laurent. Au Canada, on construit une piste cyclable qui traverse le fleuve. Parce qu’on peut.
Enfin, si nos mollets nous le permettent, nous voudrions tenter une sortie d’une journée voire deux. Nous prendrions la direction du Parc Oka, situé à 45 kilomètres de Montréal. Il nous faudra un peu d’entraînement et surtout du beau temps !
Et en images, cela donne quoi ?
Crédit photo de couverture: https://www.mtl.org
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