Niagara Falls – Dans le tumulte des chutes
Lorsque l’on visite la province de l’Ontario, les chutes de la rivière Niagara sont un incontournable. Nous avons donc passé la journée dans la ville de Niagara Falls, cette ville canadienne fait face à Buffalo l’américaine. Les États-Unis sont au bout du pont qui enjambe la rivière. Pour aujourd’hui, nous resterons au Canada, car la vue sur les chutes est bien meilleure. Les parents Matry sont prêts. Préparez les imperméables, les chutes vont vous rafraîchir.
Mais d’où vient toute cette eau
Dès que l’on s’approche des chutes, on entend le grondements des quelques 2800 m³ d’eau qui dévalent chaque seconde les 52 mètres de hauteur. Même sur la rive, on reçoit des gouttes. La puissance dégagée est impressionnante. C’est pour cela que les canadiens ont construit un barrage hydraulique en amont des chutes. La rivière Niagara est d’ailleurs directement reliée au réseau des Grands Lacs (Lac supérieur, Michigan, Huron, Érié et Ontario). L’eau que nous voyons vient du Lac Érié qui se déverse dans les chutes pour alimenter le lac Ontario. Vous trouverez en dessous un plan en coupe qui présente l’enchaînement des lacs vers l’Atlantique (sources: Wikipédia).
Niagara et sa légende
Il existe en réalité deux chutes majeures: celle de gauche, côté américain, mesure 323 mètres de large et celle de droite, côté canadien, la plus connue en fer à cheval, mesure 792 mètres de large. Niagara viendrait d’un mot Iroquois Onguiaahra signifiant le détroit. Selon la légende, Lelawala, une magnifique jeune femme, fut fiancée par son père à un brave homme qu’elle méprisait. Plutôt que de se marier, Lelawala choisit de se sacrifier à son véritable amour He-No, le dieu du tonnerre qui vivait dans une cave derrière le « Fer à Cheval ». Elle amena son canoë jusqu’au rapide de la rivière Niagara et fut renversée par-dessus bord. He-No la rattrapa alors qu’elle tombait et leurs esprits seraient liés ensemble à jamais dans le sanctuaire du dieu du tonnerre, à l’abri des chutes¹.

Les exploits des chutes
Même s’il est strictement interdit et très dangereux de sauter dans les chutes, d’intrépides aventuriers s’y sont risqués. Peu ont survécus. Notons le premier à réussir en 1829, Sam Patch, mais surtout Annie Edson Taylor en 1901 qui a survécu à 63 ans sans dommage en se protégeant dans un tonneau. En 2003, un américain a réussi à faire la descente sans aucune protection. Il a retenté l’exploit en 2017, mais en est mort. La partie américaine est en revanche sans pitié: personne n’y a survécu. Il faut dire le courant vous fracasse contre de nombreuses roches. Cela n’a jamais été agréable.
Profitez de l’ambiance des chutes
Nous nous sommes contenté d’exploits plus accessibles. Nous avons marché le long des chutes et avons pris le bateau au cœur des remous. Accrochez-vous !
En ces temps de canicules, on espère que vous avez profité de la douche !
No Comment