Aventures dans les Laurentides pour la Saint-Jean

Aventures dans les Laurentides pour la Saint-Jean

Le Québec se préparait à fêter la Saint-Jean, l’équivalent de notre 14 Juillet pour la Province. C’était aussi pour nous l’occasion de profiter d’une fin de semaine de 3 jours dans les Laurentides. Plus exactement, nous avons pris la route du Parc National du Mont-Tremblant, pour un programme chargé. Place à l’aventure !

Randonnée autour du Lac Poisson

Autant vous prévenir, nous avons rencontré beaucoup de bibittes comme on dit. Ainsi, les moustiques, taons et autres joyeusetés ne nous ont pas épargnés. Toutefois, cela valait bien quelques boutons. La randonnée commence dans une forêt qui ressemble à celle de Fontainebleau, beaucoup de feuillus et des blocs de roche. En montant, les chênes et érables laissent progressivement la place aux pins. Nous arrivons sur un plateau où se trouvent quelques barrages. Des castors ? Malgré nos efforts, nous n’en avons pas vu. Encore quelques montées et descentes et nous voilà arrivés au lac Poisson. Il est totalement entouré de forêts et de montagne. Nous ne pouvons y accéder qu’à pied ! Finalement, nous rentrons au gîte, situé sur le bord du Lac Supérieur. La vue y était superbe, comme en témoigne la première photographie de l’article.

Via Ferrata sur la Vache Noire

Les Laurentides sont un massif très ancien. Ainsi, on y trouve peu de reliefs abruptes. Pourtant, au cœur du Parc du Mont-Tremblant se trouve la Vache Noire sur laquelle il est possible de pratiquer la Via Ferrata. En fait, ce terme vient de l’italien « chemin ferré » et renvoie à l’époque où les contrebandiers italiens utilisaient des sentiers aménagés pour passer des marchandises par les montagnes. Aujourd’hui, il s’agit pour nous de grimper un mur de pierre de 200 mètres. Et c’est là que nous avons eu la confirmation que Judith est souple et que je ne le suis pas. Un pont de singe, une poutre, un câble, quelques prises à même la roche, il faut avoir confiance dans le matériel !

Enfin, après 4 heures d’ascension, nous voilà au sommet pour profiter des méandres de la rivière de La Diable. Le guide qui nous encadrait nous apprend que la région est riche en minéral de fer. Ainsi plusieurs noms prennent tout leur sens. Le Mont-Tremblant agit comme un paratonnerre géant et se met à trembler quand la foudre frappe la montagne. Toujours pour la même raison, la rivière de La Diable est de couleur rouge à cause de l’oxide de fer présent dans l’eau. Tout s’explique !

En redescendant dans la vallée, nous en apprenons plus sur notre guide. Il est passionné par le sauvetage en montagne. Pendant que nous sommes pendus dans le vide, il nous parle de toutes les catastrophes et accidents auquel il a assisté. D’un côté, nous sommes rassurés. En cas de problème, il est la personne à connaître. D’un autre côté, souhaitions-nous vraiment tout savoir des crashs d’hélicoptères ? Mais nous voilà déjà sur le plancher des vaches.

Kayak sur La Diable

Je ne résiste pas à l’envie de vous dire que j’ai goûté de la viande de wapiti dans un restaurant. Pour nos lecteurs carnivores, c’est très bon ! Avant de quitter les Laurentides, nous avons pu profiter du soleil en descendant la rivière de La Diable. Si Judith menait la danse sur la roche, les embarcations relèvent de mon domaine de responsabilité. L’acquisition d’un kayak fait toujours l’objet de débats, mais aujourd’hui nous bénéficions des services de la SEPAQ (le service de gestion des Parcs). Nous y avons été accueilli par une femme impressionnante, frêle et un peu sauvage. Elle déplaçait seule les canots et kayak sur la remorque de son bus en experte. Elle a repoussé tous les hommes qui s’y prenaient mal et leur a donné une leçon.

Une fois embarqués au bord du Lac Chat, nous avons franchi le premier rapide. Au fil de l’eau, nous avons voué un profond respect aux libellules qui ont la bonne idée de se nourrir de moustiques. Du fond du cœur, merci ! Autour de nous, la forêt est extrêmement dense. Hormis quelques plages, il n’est pas possible de quitter le navire. Honnêtement, c’est pour ce genre de fin de semaine que nous avons choisi de passer quelques temps au Canada. Nature sauvage, temps suspendu au rythme des pagaies et grands espaces. C’est tellement reposant et beau !

La preuve en image

Comme nous l’avions fait lors de notre sortie au Parc du Mont-Orford, voici une petite vidéo de nos aventures dans les Laurentides !

Xavier

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