Visiter le Québec et le Canada
Les beaux jours arrivent et nous nous réjouissons d’accueillir bientôt famille et amis au Canada ! Pour certains, ce sera la première fois de ce côté de l’Atlantique, d’autres sont déjà des habitués de l’étape. Nous vous proposons donc ici un petit guide pour préparer au mieux votre venue au pays du sirop d’érable et des ours.
Préparer sa venue
Avant de monter dans l’avion, assurez-vous d’avoir payé (7 $CAD) et obtenu votre autorisation électronique de voyage. C’est un prérequis obligatoire pour passer la douane et qui sera valable 5 ans. Dans l’avion, on vous remettra un formulaire qu’il faudra saisir sur une borne électronique à l’aéroport. Vous passerez ensuite devant un officier de l’immigration qui vérifiera votre déclaration. Il est très important de ne pas apporter de nourriture ou d’alcool. L’amende peut aller jusqu’à 1.500 $CAD par article interdit. L’officier peut aussi vous interdire l’accès au pays et vous obliger à repartir. Donc, nous insistons: pas de nourriture ni d’alcool !
Le vol direct dure environ 7 heures et il faut compter une heure pour passer la douane et récupérer ses bagages. Vous allez également subir les 6 heures de décalage horaire. Ainsi, vous aurez l’impression d’avoir passé la journée dans l’avion quand en réalité, vous arriverez une heure « après » avoir décollé ! Prévoyez deux jours pour reprendre un rythme normal, mais essayez de ne pas vous coucher avant 21 heures.
Se déplacer au Québec
Bravo, vous êtes maintenant au Canada ! Vous pourrez découvrir les joies du bus et du métro de Montréal ou bien prendre un taxi. Toujours est-il que les Québécois respectent la file d’attente pour monter à bord du bus et s’acquittent du montant du trajet. Il ne s’agit pas de se faire remarquer, les Français ont ici la réputation de resquilleurs.
L’Amérique du Nord reste toutefois le royaume de la voiture. L’essence est beaucoup moins chère et les distances poussent souvent à privilégier la voiture plutôt que le train ou le car. Nous souhaitions vous préciser quelques spécificités québécoises. Sur autoroute, la limitation de vitesse est de 100 km/h mais une tolérance de la police vous autorise à rouler à 115 km/h. Vous ne pouvez pas dépasser par la droite mais cela arrive tout de même souvent. En dehors de l’Île de Montréal, vous pourrez considérer le feu rouge comme un stop si vous tournez à droite. Enfin, pour vous stationner en ville, armez-vous de patience et optez pour le parking, car la plupart du temps, les rues sont réservées au stationnement résidentiel.
Acheter, payer, utiliser sa carte bancaire
La première surprise au passage en caisse est le montant total. En effet, les tous les prix sont affichés sans taxe. Ainsi, il y a deux types de taxes: les taxes fédérales (l’État canadien) et les taxes provinciales. Il faut compter en général 15% de plus que le prix affiché.
Après toutes ces aventures, vous aurez sans doute faim. Quand l’addition viendra, on vous demandera toujours combien de ticket vous souhaitez. Il est courant que chacun paie sa part. Ensuite, il faudra laisser un pourboire. Le service n’est pas inclus dans le prix. La règle tacite est de laisser entre 12% et 15% de la note. Il n’est pas nécessaire de laisser quelque chose quand il n’y a pas de service à la table (fast-food). Vous trouverez quelques bonnes adresses ici.
Vous aurez également la bonne surprise de payer en Dollars canadiens et non en euros. Actuellement, le taux de change est très favorable à l’euro (pour un euro, vous récupérez environ 1,6$). Autrement dit, c’est le moment de faire du magasinage ! Un petit conseil toutefois: renseignez-vous auprès de votre banque pour connaître les modalités de frais de change.
Des expressions à ne pas utiliser
Au-delà des expressions qu’on vous laissera découvrir, il y a quelques mots qu’il s’agit d’éviter pour ne pas passer pour un « maudit Français ». La première règle est qu’au Québec, ce sont les Français qui ont un accent et pas les Québécois.
Il faut également éviter les expressions Tabernacle, Ostie, Câlice ou Christ qui sont extrêmement vulgaires et insultantes ici. S’il vous faut vraiment exprimer un mécontentement, il vous reste le « c’est tannant ». Ici, on ne parle surtout pas de ses « gosses » qui désignent les testicules en non les enfants !
Dernière chose, à Montréal, vous êtes d’abord au Québec (province francophone) avant d’être au Canada. Ainsi ne vous étonnez pas si vous apercevez plus de drapeaux québécois que canadiens !
Difficile pour dire la messe alors … et puis j’ai toujours dit que les enfants de choeur étaient des sales gosses !!!
Il suffit de leur passer un savon non ?