Des serres sur les toits – Fermes Lufa
Les plus attentifs d’entre vous s’en souviennent peut-être, nous en parlions ici, nous faisons la plupart de nos courses alimentaires aux Fermes Lufa. Lors de la Journée de la Terre, nous avons eu la chance de visiter l’une de leurs installations. La particularité des Fermes est qu’il s’agit d’immenses serres situées sur les toits de la ville. Nous vous proposons un petit tour d’horizon d’une nouvelle manière de bien manger en ville.
Une agriculture urbaine
En ville, notamment en France, il est assez difficile de trouver en supermarché des fruits et légumes bio qui viennent de la région. Dans le meilleur des cas, ils viennent de Rungis, voire d’Espagne ou de plus loin. De plus, il est impossible aujourd’hui de libérer de l’espace en ville pour faire pousser des tomates, des poivrons ou des concombres. Pourtant, des surfaces ne sont pas ou très peu exploitées: les toits des centres commerciaux. Un entrepreneur de Montréal a donc décidé d’y installer de très grandes serres pour produire des fruits et légumes bio pour les vendre ensuite directement aux habitants de Montréal. Les chiffres de rendement sont impressionnants. Ainsi, avec trois serres et 200 employés, ils nourrissent quotidiennement 2% de la population de Montréal.
Une efficacité naturelle
Lors de notre visite, la conception des serres nous a impressionnés. Un système informatique contrôle en permanence tous les paramètres de la serre: arrosage, température ou humidité. Tout d’abord, un système hydroponique optimise au maximum l’utilisation de l’eau. Il s’agit d’une installation qui récupère l’eau d’arrosage en l’enrichissant de minéraux pour à nouveau arroser les plantes. En résumé, c’est un cycle de l’eau naturel en accéléré. De plus, la serre récupère l’eau de pluie et de fonte des neiges pour alimenter ce circuit presque fermé. Afin d’éviter les parasites et les maladies, ils ont embauché des guêpes, des bourdons et des insectes pour nettoyer les serres. Ils arrivent également à maintenir une température moyenne de 20°C à 30°C même l’hiver. Les serres récupèrent la chaleur dégagée par le bâtiment en dessous et régulent la température grâce à un savant système de bâches et d’ouvertures. Enfin, les déchets végétaux sont traités sous forme de compost. Il est réutilisé comme engrais dans les serres.
Dans la pratique, pour les consommateurs (les Lufavores)
Pour nous, c’est encore plus simple que d’aller faire ses courses au supermarché. Durant la semaine, nous préparons notre panier sur Internet. Le choix est varié et de saison. Nous avons le choix également de prendre des articles des agriculteurs partenaires, notamment pour la viande et les produits laitiers. Les employés cueillent le soir notre sélection et préparent ensuite chaque Jeudi notre panier. Il nous attend sagement directement à la Tour KPMG. Il n’y a donc aucune contrainte. Les prix sont très compétitifs voire moins élevés par exemple sur les salades. En résumé, c’est bon pour la planète, pour le ventre et pour le porte-feuille. Nous avons adopté sans hésitation ! Si le sujet vous intéresse, voici un article plus détaillé.
Visite en vidéo
Crédits Vidéo: Judith
Crédits Photo: Fermes Lufa, https://montreal.lufa.com/
Des salades maltraitées ?
Il faut les cuisiner et qu’elles parlent sans raconter de salades ! Na !
Attention, il ne faut pas tout mettre dans le même panier (à salade). Certains ramènent leur fraise, d’autres gardent la pêche, le tout étant de ne pas tomber dans les pommes ou de passer pour un poivron.